Nous sommes le 15 Oct 2019, 03:54

Heures au format UTC + 2 heures




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 1 message ] 
Auteur Message
 Sujet du message: Pour mieux comprendre le Belge
MessagePosté: 15 Avr 2006, 21:18 
Hors ligne
Modérateur
Avatar de l’utilisateur

Inscription: 26 Juil 2005, 18:14
Messages: 2637
Localisation: Belgique
Bonjour à tous ! Le belge sait, dit-on, rire de lui même (ce pour quoi, dit-on toujours, mais peut-être pas les mêmes personnes, les français ont du mal :mrgreen:)

Quoi qu'il en soit, pendant un moment je me suis mis dans la peau d'un français pour lire ce que je viens de copier-coller ici. Et je dois dire que je me suis bien marrer en imaginant votre tête ! :lol2:

Il sagit d'un petit reccueil de belgicismes que vous ne connaissez sûrement pas et qui devraient vous faire bien rire, en tout cas, au moins autant que moi, j'espère ! :wink:

C'est tout le mal que je vous souhaite ! :lol2:

C'est (un peu) long, c'est vrai mais ça vaut le coup, je crois ! :wink:

Bonne amusement ^^



COMPRENDRE LE BELGE


Les bases :

A POUF : Au hasard.

Comme ça, nous, devant un dilemme, on tape à pouf. Là où d'autres, les malins, se tapent la pouf !

A S'NAISE : En toute décontraction.

L'expression dénote dans le chef de celui qui l'utilise, une pointe d'admiration pour l'imperméabilité au stress de celui dont il parle.

AUTO-SCOOTER :

Tellement ancré dans les belgicismes, qu'on se demande quel est le mot labellisé. Auto-tamponneuse ? On s'en tamponne !

BOMME : Poutre de gymnastique dont le nom provient très probablement du bruit que fait l'élève quand il la percute de plein fouet.

BÈKES : Exclamation de dégoût.

Plus un truc donne envie de rendre (de remettre, de vomir, de gerber), plus l'accent grave est marqué (bèèèèèkes !). C'est donc qu'il y a quelque chose de vraiment "dégeu" en vue.

A-FOND : "Cul sec" !

De préférence avec une chope, et entre étudiants.

S'ABAISSER : Se pencher.

« Hé chou, fais un peu attention ! Quand tu t'abaisses, on voit ton début ».

ALLEZ !: Mot multi-fonctionnel.

« Allez hein, te laisse pas aller ! » ;

ou alors « Mais allez, qui a fait ça ?" ;

ou encore « Allez, pourquoi tu dis ça "menant" ? »

BAS-COLLANTS :

« Chou ce soir, il y a bal. Enlève ton cache-poussière et mets tes bas-collants, que tu me fasses pas sentir gêné comme la dernière fois ».






BOILER :

Le belge est fils d'une fracture historique, culturelle, linguistique. Il vit sur une faille tectonique, qu'il a nommé la frontière linguistique où se frottent les continents germains et latins. De temps à autre, ça chauffe, ça pète à Leuven, à Fourons, Bruxelles, Hal ou Vilvoorde. Mais les plombiers se moquent de la tectonique. De Poperinge à Huy-Waremme, ils ne parlent pas de chauffe-eau mais de boiler. Et même si cet anglicisme barbare est devenu un "boualère" à Flémalle, un "boualééééééér" à Lietch, et un"boïleur" à Ixelles, l'important dans ce pays, n'est t'il pas qu'on continue à se comprendre ?

BERME : Terre-plein central.

En Belgique, la berme désigne l'espace qui sépare les deux chaussées d'une autoroute. En France, la berme est un sentier étroit aménagé entre le pied d'un rempart et un fossé, ou encore entre une levée et un canal. Ce mot serait issu du haut allemand "brem", lui-même emprunté, croit-on, à l'ancien norrois "barmr" (bord).

CARROUSEL : Le truc qui tourne avec dedans des voitures de pompiers, avec dedans des enfants.

Le plus célèbre carrousel est fouronnais, avec dedans Jean-Marie Happart, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre, une fois bourgmestre, une fois pas bourgmestre.

CERVELAS : Agglomérat de viandes incertaines compressées façon "zeppelin".

Indissociable de "dikke" et de "tralala". Le cervelas doit être avalé sans intelligence.

CLIGNOTEUR : Lumière qui lume puis qui lume plus.

Les français parlent de "clignotant".

DOUF :

Avec leur bla-bla savant, les météorologues font des chichis inutiles. En Belgique et pour les belges, il fait soit "caillant", soit "bon", soit "beau". C'est on ne peut plus simple. Et si le mercure dépasse les bornes (saisonnières), alors chez nous, il fait "DOUF" = chaud ou lourd. « Chérie, il fait douf ici, ouvre-moi un peu la fenêtre et pendant que tu es debout, prends-moi encore une duvel dans le frigo.

ESSUIE DE VAISSELLE : Linge de maison servant à sécher couverts, verres et casseroles après qu'on les ait lavés et bien rincés.

L'utiliser aussi comme essuie-mains, c'est dégueulasse !








FREQUENTER :

Avant, au temps de "Melle Beulemans", les meufs, on ne flirtait pas avec, on ne les draguait pas, on ne sortait pas avec, on ne se les tapait pas. La descendance de "Bossemans et Coppenole" fréquentait, tout comme nos parents, à l'expo 58. Mais fréquentait qui ? demanderaient les parisiens ? « Ouille-ouille, mais que nous n'aiiimons pas ces garçons ! » Qu'ils sachent ces parisiens que dans son emploi absolu, "fréquenter" signifie les rapports, disons... amoureux avant les fiançailles. Et comme chacun sait, après, on ne fréquente plus, on "courtise".

FROTTEUR : Petite brosse pour tableau noir.

N'efface pas parfaitement la craie (l'éponge est là pour ça). Provoque un bruit formidable quand, lancé du dernier banc, il percute le tableau sur sa face non feutrée. Les anciennes versions en bois sont beaucoup plus maniables et font encore plus de bruit.

FROUCHELER : Roucouler, "flirtouiller", se faire des papouilles…

GRIFFE :

- « Maman, j'ai mal ma joue ! »

- « C'est malin ça, t'as une grande griffe ! »

Des voyous peuvent aussi faire des griffes à votre voiture ! Attention !

LOGOPEDE : Orthophoniste.

Curieusement, le français admet "logopédie" mais snobe les "logopèdes" dont l'étymologie n'est pourtant pas moins imparable.

NON PEUT-ETRE : Oui sûrement !

Et pour dire non, il faut dire oui, peut-être. Seuls les Belges s'y retrouvent.

OUILLE-OUILLE :

Si ça fait mal, c'est ouille.

Dit deux fois, ça n'exprime plus la douleur mais l'étonnement, la lassitude ou l'impossibilité : « Ouille-ouille, qu'est ce que tu me demandes là ? »

Dans certains cas, c'est plus menaçant : « Ouille-ouille, qu'est ce que tu vas prendre ! »

Souvent utilisé pour exprimer de la surprise par rapport au récit d'un interlocuteur : « Ouille-ouille, toi ! »

BONNE JOURNEE :

Tout est question d'intonation. « Au revoir, Monsieur, au revoir Madame, et une bonne journéééée ». A dire avec un cul de poule et un air de "faux-cul".

MANIQUE :

Le Mari : « Ouille, je m'ai brûlé à la casserole de carbonnades ».

Sa femme : « M'enfin chou, je t'avais dit de prendre les maniques ».

MANCHE A BALLE : "Cire-pompes", "lèche-cul", "frotte-manche", fayot, …

Souvent premier de classe quand même, le salopard !

ETRE PAF (ou RESTER PAF) : Bouche bée, les bras ballants, scié.

Ne pas confondre avec le colonel Paf. Redoutable défi mêlant gymnastique et performance alcoolisée.

PANADE : voir le mot suivant : "Pape".

Par ailleurs être dans la panade, c'est être dans le "gazou", dans la mélasse.

PAPE : Prononcez "Pap".

Les bébés belges adooooorent ! Les pépés aussi. Vachement plus parlant que bouillie. La pape s'écoule des commissures puis s'échoue généralement un peu sur la bavette mais aussi partout autour.

PAR APRES : "Après" avec "par" devant.

D'abord, il a dit « Oui », et par après, il a dit « Non ». Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? N'existe pas en version "Par avant".

AVOIR UNE BONNE PLACE : Avoir un emploi sûr et rémunérateur.

Le rêve des parents belges pour leur descendance. Pour beaucoup, cet idéal reste encore quelque part sous le parapluie de l'état, dans le costume 3 pièces d'un fonctionnaire chef (adjoint) de service.

UNE PLOTCH : …de beurre.

Mais une grosse, hein ! Et bien au sommet de la purée.

FEU OUVERT : L'âtre de la cheminée !

Un feu ouvert, c'est un peu comme une cassette mais avec l'image en vrai.

CLOCHE : Insulte désignant une empoté, gaffeur, nigaud.

ou…

CLOCHE : Pour cloque ou ampoule.

« Papa, c'est encore loin ? Parce qu'avec mes cloches, j'ai mal mes pieds ».

METTRE SUR SON DOS :

Nos voisins du sud pourraient y voir une connotation sexuelle voire sodomique ; eh bien tout faux ! Chez nous, on le dit quand on s'habille et pas l'inverse.

QUETTER :

Là par contre, c'est nous les cochons ! Rien à voir avec une quête ! En effet, qui "quette", ne s'abstient donc pas.


EXEMPLATIF :

Mais pourquoi diable, les Belges s'escriment-ils à user des vocables inusités dans l'hexagone? Mais parce que chez ces "snotneus", ces "biesses", ils n'y a ni "drèves", ni "soquets", ni "couques", ni "lichettes", ni "bermes centrales" ! Et on ne dit pas ça en guise d'exemple ou de manière exemplaire, mais à titre exemplatif !

RAWETTE : Petite quantité, souvent excédentaire.

Une définition plus complète serait superfétatoire. Je vous la mets quand même ?

RENON : Chez nous, on ne résilie pas un bail, on donne son renon.

Souvent parce qu'on a enfin une brique dans le ventre.

FAIRE LA QUEUE :

Sujet d'empoigne entre Français et Belges. Les premiers font la file, les autres la queue. Mais les uns et les autres se retrouvent quand il s'agit d'enguirlander le resquilleur : « A la queue, comme tout le monde ! »

SAISI : Etonné et/ou crétin.

« N'insistez pas docteur, c'est un saisi ».

SAVONNEE :

Une bonne savonnée est conseillée pour "rattraper" un fauteuil. Mais il faut frotter énergiquement.

SACOCHE : Sac à main, mais pas un sac à 1.000 euros.

Si on traite un "Delvaux" de sacoche, ça peut aller jusqu'au procès !


Les typicités bruxelloises :

BALLEKES :

Plus au sud : Boulettes ou Vitoulets.

Sauce tomate, évidemment. Avec des frites qu'on écrase à la fin dans l'assiette, trop bon !

KUS MEN KLUUT :

Ca ne se traduit pas, bienséance oblige, mais ça se comprend dans toutes les langues de Belgique. Injure courante entre hommes. C'est en effet réservé aux hommes et à leurs attributs.

KROLLE KOP :

On était parfois dur pour ceux qui les arboraient dans la cour de l'école. Mais pour eux, quelle économie de coiffage le matin !

DIKKE NEK : Vantard ; un gros cou, quoi !

PLEKKE :

"Ca plekke" comme les doigts et les joues d'un enfant s'enfonçant la frimousse dans la "barbapapa", dégustant une "smoutebolle" ou un "bolus".

Ça plekke aussi comme un grand benêt suant lors d'un slow trop serré par temps chaud.

EN STOEMMELINGS : En douce, en catimini, discrètement.

Bruxellois assez répandu au sud. Tout peut être fait en "stoemmelings" : filer d'une soirée barbante, siester pendant les heures, prendre dans la caisse, …

CA STING : Qui "sting", pue !

VOLLE GAZ : Signifie vite !

ou

VOLLE PETROL : Signifie vite aussi.

« Tu ranges ta chambre, et volle petrol ! »


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 1 message ] 

Heures au format UTC + 2 heures


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Google [Bot] et 1 invité


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages
Vous ne pouvez pas joindre des fichiers

Rechercher:
Aller à:  
cron
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
Traduction par: phpBB-fr.com